Poignée de mainUne dizaine d'années après leur sortie de la classe de Mathématiques Spéciales (deuxième année de prépa) dans les années 1998-99, dix anciens élèves de la Prépa TSI ont choisi le vendredi 12 novembre 2010 pour revenir au lycée. Aujourd’hui ingénieurs, ils ont témoigné de leur expérience professionnelle.

Ils ont laissé pour un temps leur entreprise telle qu'EADS, L’Oréal, France Telecom ou La Poste pour exposer leurs parcours professionnels aux étudiants des prépas technologiques du Lycée du Hainaut. Deux filières de ce type cohabitent au lycée : la PT-PTSI pour les bacheliers S (SI et SVT) et la TSI pour les bacheliers STI et STL. Les étudiants qui suivent cette formation étaient bien sûr conviés à écouter leurs ainés. Ils sont arrivés peu après les cours et ont été rapidement rejoints par plusieurs élèves préparant le baccalauréat S ou STI, ainsi que des parents. Quelques enseignants préparant au baccalauréat étaient aussi venus.

 
Les anciens (promo 1998 et 99) avec, de gauche à droite :
Arnaud Régnier, Yann Cressot, Aurélien Brasseur, Charles Allart,  Frédéric Lecoche, Yann Vion,  Frédéric Auguste ,
  Olivier Decae, Abdelmaji Hayfa, Sébastien Cooman

Les anciens ont d’abord rappelé leur parcours en Prépa, leur vie en cours et à l’internat. Ils ont largement évoqué les contraintes d’alors et les enjeux qu’ils convoitaient. La présentation s'est ensuite étendue aux concours, à l’intégration dans les différentes écoles d’ingénieurs puis à la vie durant les trois années de formation dans leur cursus ingénieur. Le dernier volet a évoqué les différentes expériences vécues une fois le diplôme en poche. A ce titre, voyons les différents profils et parcours individuels exposés par ces anciens des promos 1998 et 99, de gauche à droite en suivant l’ordre de la photographie ci-dessus.



Arnaud Régnier (baccalauréat de Génie Mécanique au Lycée Privé Ozanam  en 1996) a suivi un parcours sinueux en obtenant en 2000 une licence Physique, puis de physique appliquée à l’électronique (2001) à l’université de Lille 1 (USTL)  et une licence en Sciences de l’Education au CUEEP en 2002. Après un passage par l’IUFM de Lille entre 2003 et 2004 pour devenir enseignant, il entre finalement dans la vie professionnelle en dirigeant un service d’animation jeunesse de 2005 à 2007 avant de devenir successivement conseiller commercial pour la restructuration financière chez VG Finance en 2008, ingénieur commercial pour les solutions bureautiques chez Debucy (2008 et 2009) et aujourd’hui dirigeant chez Naxan (Expertise & Conseils)  (depuis 2009). Il représente un exemple de parcours qui montre que, même si la réussite aux concours n’a pas été rencontrée, la formation en prépa permet de rebondir aisément et d’accéder à des postes à responsabilités en tant que cadre.
Yann Cressot (baccalauréat de Génie Électrotechnique au Lycée Saint Charles à Arras en 1996) entre aux Arts et Métiers ParisTech, centre de Châlons en Champagne, en 1999. Il en sort pour devenir ingénieur support technique et marketing en 2003, puis ingénieur d’essais de 2003 à 2009 et enfin ingénieur de suivi de projet depuis lors.
Aurélien Brasseur (baccalauréat de Génie Électrotechnique au Lycée Pierre Forest à Maubeuge en 1996) est admis à INSA de Lyon, département Génie Electrique en 1999. Il en sort en 2001 pour entrer chez Alstom comme ingénieur de mise en service (de 2001 à 2005), ce qui lui permet une expérience internationale, puis ingénieur technico-commercial de 2005 à 2007. Il quitte Alstom pour FIVES FCB avec la même fonction technico-commerciale de 2007 à 2009. Aujourd’hui, et depuis 2009, il travaille chez EDF comme ingénieur d’Etudes.
Charles Allart (baccalauréat de Génie Électrotechnique au Lycée EPID à Dunkerque en 1996) entre dans la prestigieuse École Centrale de Paris. Titulaire du diplôme en 2001, avec comme spécialité le Génie Industriel et le management Opérationnel, il devient gestionnaire Flux Produits chez Danone Produits Frais entre 2001 et 2002. Entre 2002 et 2007, il devient consultant Senior en Supply Chain chez PEA Consulting. Depuis 2007, il est « Transport and Distribution Manager » chez L’Oréal.
Frédéric Lecoche (baccalauréat de Génie Electrotechnique au Lycée François Bazin à Charleville-Mézières en 1996) intègre l’École Nationale Supérieure des Sciences Appliquées et de Technologie (ENSSAT) à Lannion dans le département optronique d’où il sort diplômé en 2002. A ce stade il décide de ne pas entrer dans le monde professionnel, mais prépare le Master recherche Telecommunications optiques et Hyperfréquences (UBO) en 2003 qui le mène à préparer une thèse de doctorat à Telecom Bretagne. Sorti Docteur en optoélectronique en 2008, il devient chercheur « radio sur fibre » dans le laboratoire Orange Labs (Groupe France Telecom) de Lannion entre 2008 et 2010. Depuis lors, il est devenu directeur technique dans la start up Kapteos (Le Bourget-du-Lac).
Yann Vion (baccalauréat de Génie Mécanique au Lycée du Hainaut en 1996)
entre à l’École des Mines de Nantes  d’où il sort en 2002. Il devient alors Ingénieur Qualité chez Orange entre 2002  et 2005 avant de devenir architecte des réseaux mobiles  entre 2005 à 2008, puis architecte de réseaux fixes de 2009 à 2010. En 2010, il décide de rester dans le groupe France Telecom comme responsable d’une équipe d’ingénieurs réseaux.
Frédéric Auguste (baccalauréat de Génie Electronique au lycée François Bazin à Charleville-Mézières en 1996) quitte la Spé pour l’École Nationale Supérieure d’Électronique Appliquée (ENSEA) de Cergy Pontoise de laquelle il sort diplômé en 2001. Il occupe alors un poste d’Ingénieur développement chez Seditel entre 2001 et 2006. Entre 2006 et mai 2010, il devient architecte « intégration et système » dans le groupe informatique Capgemini avant d’entrer en juin 2010 dans la société La poste  comme architecte des systèmes informatiques.
Olivier Decae (baccalauréat Génie Civil et Travaux Public au Lycée Jean Prouvé à Lomme en 1996) entre en maîtrise de Sciences et Techniques de Conception Assistée par Ordinateur (CAO), option Mécanique à l’université de Valenciennes  d’où il sort en 2001. Il suit alors des formations à CATIA V4 (environnement de CAO/CFAO de Dassault Systèmes en 2002 et à AUTOCAD 2D/3D en 2007 pour parfaire sa compétence dans les environnement de travail en CAO/DAO. Il devient alors technicien méthodes FAO - E.P.O (société Etudes Productivité Optimisation S.A., Rambouillet) en 2002-2004, puis successivement technicien méthodes FAO à  AEROSPACE S.A.R.L.(2004-2005), technicien méthodes FAO - TECHSPACE AERO (Liège, Belgique) entre 2005 et 2007, dessinateur-Projeteur chez AUXITEC Industrie (Dunkerque) entre 2007 et 2009. Il est aujourd'hui projeteur chez CDIC BV Technologies Wärtsila/Whessoe à Calais
Abdelmajid Hayfa (baccalauréat de Génie Électronique au Lycée Pierre Forest à Maubeuge en 1996), accède à l’École Nationale d’Ingénieurs de Brest (option Électronique) d’où il sort en 2001. Il complète sa formation en Allemagne à la Fachhochschule de Ulm (Télécommunication) dont il est diplômé en 2001. Il devient alors Ingénieur recherche et développement (R&D) chez DaimlerChrysler Aerospace entre 2001 et 2002, puis responsable développement logiciel chez Hager Electro de 2002 à 2003, responsable d’un centre de relations clients chez Alcatel entre 2003 à 2006, chef de projet chez Tele 2 Belgium entre 2006 et 2008 et il est maintenant consultant (Optimisation Services clientèles) chez Altran (société de conseils dans les secteurs de la technologie, des systèmes d’information et du management) depuis 2008.
Sébastien Cooman (baccalauréat de Génie Électrotechnique au Lycée Camille Claudel à Fourmies en 1996) entre à l’École Nationale d’Ingénieurs de Brest (option Électronique) d’où il sort en 2001. Il devient alors Ingénieur chez Thalès (IT Engineer – Space Telecom Thalès Alenia Spaceà à La Défense entre 2001 et 2005. Il devient ensuite responsable technique (équipe de 12 ingénieurs) chez EADS Astrium à Toulouse entre 2005 et 2009 avant de devenir responsable technique transnational au centre de contrôle Galileo IOV / Navigation toujours dans le groupe EADS Astrium, mais cette fois-ci à Munich en Allemagne depuis le courant 2010.

 

La présentation des différents parcours professionnels a permis d’aborder au travers des questions du public deux sujets majeurs :

  • Les activités internationales ont montré la nécessité de maitriser au moins une langue vivante. Le débat s’est immédiatement orienté sur la nécessité de les travailler sans attendre pour éviter d'être pénalisé dans la formation donnée par l'école d'ingénieur. Des témoignages en ce sens ont montré que le retard pris dans la scolarité doit être comblé car la délivrance du diplôme d’ingénieur est assujettie à un score satisfaisant au TOIC ou au TOFEL (ce sont des tests internationaux de niveau en langues).
  • Le sujet des TIPE (Travaux d’Initiative Personnelle Encadrés), prolongement plus abouti des TPE (Travaux Personnels Encadrés) des terminales S, a aussi été largement évoqué. Cette épreuve de concours innove depuis le début des années 90 en nécessitant un travail transversal entre plusieurs matières : Génie Électrique et mécanique en TSI.

En guise de synthèse, nous pouvons remarquer la diversité des parcours suivis par les anciens, tant en terme de formation, qu’en terme d’activités professionnelles. Multiples sont les facettes que présentent le métier d’ingénieur. Il s’établit aussi bien dans des activités à caractère strictement technique (CAO, DAO, mise en œuvre), dans l’informatique (système de gestion d’informations), que dans le conseil, le management ou la recherche et le développement industriel. Par ces exemples, la formation scientifique de haut niveau dispensée en Prépa montre tout son intérêt pour entrer dans une « bonne école » et obtenir à terme un emploi de haut niveau. Toutefois, les expériences personnelles ont montré la nécessité de ne pas négliger les langues vivantes pour évoluer dans les pays étrangers et s'adapter à des modes de vie différents.

La présentation s'est agréablement terminée autour d'un verre agrémenté de pains surprises et de « canapés de la mer ». Mme Valérie Cornette, arrivée en début d'année comme proviseur adjoint, le responsable de la restauration, le chef de cuisine et les agents avaient bien organisé la logistique pour conclure agréablement cette rencontre. C'est dans cette ambiance décontractée que  les derniers échanges se sont déroulés entre les anciens, les étudiants actuels et les élèves de première-terminale intéressés par un avenir d'ingénieur.
La presse locale était représentée par l'Observateur du Valenciennois pour couvrir ce qui reste un temps fort des prépas. du Hainaut Un article est paru à cette occasion sous le titre « le retour des anciens au lycée du Hainaut » (édition du 19 novembre 2010).